Je suis né dans ce qui était à l’époque le département de la seine et qui est devenu par la suite la seine saint denis. Mes parents habitaient Bobigny avec ma grand-mère dans un vieux pavillon
sans eau courante, sans tout à l’égout et bien évidemment sans chauffage central. Mon père était ouvrier spécialisé originaire de Paris intra muros, ma mère sera embauchée plus tard comme
employée communale. Puis mes parents obtinrent le HLM flambant neuf qu’ils attendaient depuis 7 ans à la limite de la cité de l’abreuvoir à Drancy.
Je suis donc un gosse de banlieue de la première génération. J’ai suivi une scolarité conforme à ce
qu’on attendait de nous à l’époque dans le milieu ouvrier
Je me suis intéressé à la politique très tôt grâce à certains copains plus âgés que moi. Mon père
était un gaulliste de la première heure et décoré de la croix de guerre. Ma conscience politique était très empreinte du gauchisme ambiant et hostile au pouvoir en place que celui-fut national
avec l’UNR (l’ancêtre de l’UMP) ou local avec l’omniprésent parti communiste stalinien. Je n’ai jamais été tenté par le parti socialiste. Par contre j’ai été sensible très tôt à la défense de
l’environnement et à la notion de patrimoine, patrimoine commun reçu et transmis indivis. J’ai quelque fois voté écologiste du temps ou le parti vert n’était pas encore une composante de la « Gauche plurielle » Je
me flatte d’être un de ceux qui ont voté René Dumont à la présidentielle de 1974.
Mon grand tournant c’est 1983. Je deviens à partir des municipales de 1983 un opposant de la gauche au
pouvoir, pour en arriver à voter Chirac aux deux tours en 1995. Pendant cette période je m’investis dans le syndicalisme de proximité queen opposition au syndicalisme de professionnel
pratiqué par les structures confédérales. Par l’action syndicale à la base on apprend beaucoup sur la nature humaine.
C’est dans le département de la Réunion où je fus muté de 1991 à 2001 que mon implication dans la vie
sociale atteint sa plénitude. Mais ce département encore imprégné de son passé de colonie le valait bien. Cette période de ma vie contribuera grandement à ma formation et me donnera les armes pour entrer vraiment dans la politique.
En attendant en 1992 je vote contre le traité de Maastricht. En 1998 j’adhère un temps au RPR sous la présidence de Philippe Seguin.
Rentré en métropole je m’aperçois de la déliquescence de la société française épuisée par le
mitterrandisme et le chiraquisme et surtout par le jospinisme. Je milite activement pour le candidat Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle de 2002. J’adhère à son projet de refondation
républicaine au-dessus de la gauche et de la droite car c’est alors la seule offre politique du moment qui corresponde le mieux à ce que je ressents; c'est la brève aventure du pôle
républicain.
J’adhère à l’association Vive la République ! association regroupant celles et ceux qui veulent
continuer l’aventure du pôle républicain. Je serai membre des premiers conseils d’administration de l’association.
Je me rapproche du Mouvement Pour la France et je fais campagne pour Paul Marie Couteaux;
candidat tête de liste en île de France aux élections des députés du parlement européen.
Pourtant l’année suivante c’est encore dans "vive la république !" que je milite pour le Non au
référendum sur la constitution européenne en association avec le mouvement debout la république du député dissident UMP Nicolas Dupont Aignan.
La campagne terminée avec la victoire du NON j’adhère au MPF et entre au bureau départemental. Je
suis candidat aux élections législatives sous les couleurs du Mouvement Pour La France dans la cinquième circonscription du Val d'Oise ( Argenteuil Bezons )Je suis à nouveau candidat sur le
canton de Bezons l'année suivante.
Je me présente aux élections européennes de juin 2009 en Île de France sur la liste Libertas.
Ces dernières années m’ont permis de donner un contenu théorique à mes intuitions politiques
D’abord la nation c’est à dire le sentiment d’appartenance à une communauté particulière qui transcende les particularismes et les antagonismes entre les divers groupes sociaux;
sentiment d’appartenance qui est présent dans le creux de chacun d’entre nous et qui est amené à ressurgir un jour ou l’autre, forcément.
Le souverainisme qui est la traduction politique du désir des hommes, organisés en
société libérale, de décider collectivement et librement de la forme du destin commun qu’ils entendent construire.
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