Souvenirs de campagne 46
dimanche 25 janvier
De retour chez moi j’apprends que le livreur n’a pas trouvé mon domicile et qu’il est reparti avec son chargement d'affiches.
Le lendemain je prends contact avec le livreur
sur son portable, qui est le seul lien qui me rattache avec mes affiches, Je lui explique le chemin et de ce coté là c’est Ok. Cependant il reste très évasif quand je lui demande dans combien de
temps il compte repasser me livrer. Moi qui ne suis pas « génération téléphone portable » je me promet d’avoir le mien sur moi ouvert et
batterie rechargée.
Quelques jours plus tard j’apprends qu’un colis a été livré. Mes affiches ? Que nenni car rentré à mon domicile j’ai la surprise de constater qu’il s’agit de tracts. En fait en guise de tracts il s’agit des mêmes professions de foi que celles que recevront les électeurs. Bon,
je ne vais pas faire la fine bouche compte tenu du manque cruel de moyens de propagande mis à disposition par le mouvement.
J’avais remarqué un encadré au verso des professions de foi, et dans cette encadré il y avait un blanc Dans ce blanc j’eu l’idée d’ajouter la mention manuscrite VOTRE CANDIDAT : Alain POLU, suivi de la signature. Une petite touche de proximité qui ne peut pas faire de mal
Je veux dorénavant faire un effort plus important sur Bezons alors que jusqu’à présent j’ai nettement privilégier Argenteuil. .Je décide donc de consacrer 40 %du matériel de distribution pour Bezons, bien au-delà de la taille respective de ces deux communes.
Pour la distribution je m’interroge : tractage (de main à la main) ou boitage (dans les boites aux lettres) ? Les deux ont leurs inconvénients et leurs qualités propres. Allez ce sera, sauf exception, boitage.
Sur Argenteuil je jette mon dévolu sur la partie Ouest des coteaux où je n’ai rien encore distribué (mon score sur ce secteur sera très décevant, l’électorat de droite sur ce secteur votera massivement pour Georges Mothron.)
Nous sommes en juin, il fait chaud. En consultant la carte je ne me suis pas rendu compte à quel point le chemin est long et dur depuis la sortie du val d’argent nord jusqu’à la frontière avec Cormeilles en Parisis. De la sortie du val d’argent Nord la route s’élève doucement puis de plus en plus vite et la cote devient franchement raide à l’approche de Cormeilles.
Rue par rue, je distribue. Je monte je descends. Je remonte et je redescends ; J’ai très soif mais au bout de trois heures je n’ai plus de papiers Je suis forcé d’arrêter bien en deçà de ce que j’avas prévu. Le matériel de distribution que j’ai emmené avec moi s’avère trés insuffisant au regard du nombre de pavillons. Il y en a du monde aux coteaux !
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