souvenirs de campagne, élections
lgislatives, 48
dimache 8 février 2009
Les affiches sont enfin livrées.
En rentrant chez moi je découvre un énorme rouleau d’affiches gros comme un rouleau de moquette à saint maclou. J’en extirpe une. La présentation est sobre mais les couleurs brillantes accrochent bien le regard. Il y a mon nom mais pas de photo Je trouve que le nom de Philippe De Villiers occupe trop de place. Il est clair que l’électorat de De Vlliers de 2005 a déserté et il aurait été plus judicieux de se faire discret pour être dans l’air du temps. Un bandeau « Mouvement pour la France » en bas de page suffisait.
Mais que vais-je faire de toutes ces affiches? Il y en plus de 200 ! Ce n’est sûrement pas de trop si on veut couvrir puis tenir ces panneaux sur la durée de la campagne. Je n’ai plus le temps et il me faudrait une équipe de colleurs … même à temps partiel. Mais Je suis seul pour coller et je ne suis pas sur place pour assurer l’embryon d’une veille.
Je ne changerai pas mon fusil d’épaule car je ne crois pas à l’efficacité des affiches surtout en dessous d’un certain
seuil quantitatif et j’attendrai dimanche pour coller sur les panneaux officiels et mardi ou mercredi pour les panneaux d’affichage libres.
Ce dernier dimanche avant le scrutin je me prépare à une journée marathon. J’avais prévu de partir tôt mais la fatigue de la semaine est là et je paresse devant mon café noir. Enfin je m’arrache cette torpeur du matin. Je cherche mon matériel de collage. Le récipient pour la colle, la colle, un bâton pour remuer. Je ne les voie pas, je cherche encore sur les étagères du garage. Enfin je les trouve.
Je mets de l’eau dans le récipient, je verse lentement la colle dans l’eau tout en remuant comme on le fait pour la purée mousline, et je laisse reposer. Il s’agit maintenant de retrouver la brosse. Nouvelle recherche sur les étagères du garage.
Je charge les affiches dans le coffre bien à plat dans le coffre. Cependant j’en roule quelque unes que je porterai en bandoulière. Je
recherche ce sac ikéa bleu sur les étagères et encore une fois je ne trouve pas, je m’énerve et regarde sans voir. Il me faut aussi préparer un casse-croûte et emmener de l’eau.
Je suis maintenant attablée dans la cuisine devant un autre café. Je consulte mon itinéraire constitué par la liste des emplacements de mes panneaux à
coller. Chaque arrêt est numéroté dans l’ordre de passage à la fois sur ma liste et sur le plan de la ville. Devant ce café je visualise et re
visualise encore mon itinéraire sur mes cartes.
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